Bon pour la planète, bon pour le portefeuille, bon pour l’image de l’éleveur. Consommer moins d’énergie n’a que des vertus, à condition toutefois d’investir dans du matériel performant et plus économe. Avec un amortissement estimé entre quatre et huit ans selon la situation, le jeu en vaut souvent la chandelle. Au niveau du bloc traite par exemple, 70 % de l’électricité consommée sert au refroidissement du lait et au chauffage de l’eau. L’installation d’un prérefroidisseur ou d’un récupérateur de calories suffit souvent à réduire ses besoins en électricité d’environ un tiers. Sur une année complète, le gain n’est pas anecdotique, d’autant que les deux systèmes peuvent aussi se cumuler. C’est d’ailleurs le choix fait par un grand constructeur de tank à lait qui présentait au Space un groupe frigorifique conçu pour consommer beaucoup moins que les modèles standards.
La manne gratuite du soleil
Dans le même objectif, pourquoi ne pas profiter de la manne d’énergie gratuite offerte par le soleil ? Avec des panneaux thermiques, l’utilisation d’électricité pour chauffer l’eau baisse de moitié. En optant pour une installation photovoltaïque destinée à l’autoconsommation, des éleveurs réduisent la facture globale d’électricité sur leur exploitation jusqu’à 20 ou 30 %.
Quant au GNR, carburant diesel d’origine fossile qui a bien souvent mauvaise presse, ce dossier présente une alternative : un chargeur électrique fonctionnant sur batterie. Si l’autonomie de ces matériels électriques reste un frein à leur déploiement, des marques s’engagent petit à petit dans cette voie. Une solution à retenir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Denis Lehé
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