Contrairement aux éleveurs hors sol, les laitiers utilisent peu la vaccination en routine, se contentant d’y recourir en urgence. Pourtant, beaucoup subissent des épisodes récurrents de diarrhées ou de maladies respiratoires, des pathologies pour lesquelles des vaccins efficaces existent. La BVD, la fièvre Q, et même les mammites sont dues à des germes contre lesquels on peut protéger les troupeaux.
Réduire les problèmes sanitaires présente de multiples avantages sur des sujets proches des préoccupations des éleveurs. Moins de pertes d’animaux ou de production, moins de retards de croissance, moins de factures du vétérinaire, moins de temps perdu et de stress aussi. S’y ajoute une réduction de l’antibiorésistance ou encore une amélioration du bien-être animal.
Un outil complémentaire
D’ailleurs, des éleveurs qui ont vaincu des problèmes sanitaires grâce à la vaccination témoignent de leur volonté de ne plus prendre le risque de s’en passer. Même si le coût des vaccins est plus facile à identifier que les bénéfices permis par un troupeau sain. Et même si la vaccination seule ne suffit pas toujours. Car en matière de santé, l’hygiène des locaux et du matériel reste une carte maîtresse. Le bon état général des animaux s’avère aussi une condition indispensable à l’obtention d’une bonne immunité.
La vaccination n’apporte pas de solution miracle. Il s’agit d’un outil complémentaire, précieux et efficace pour prévenir les maladies en protégeant les animaux. À chacun de trouver avec son vétérinaire la meilleure stratégie pour préserver la santé de son cheptel.
Pascale Le Cann et Dominique Grémy, en collaboration avec le GTV Bretagne
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