Les robots à lisier font leurs premiers pas dans les élevages laitiers français. Deux entreprises sont sur la ligne de départ : DeLaval et CRD. Lely a un train d’avance puisqu’il a démarré en 2016, mais discrètement. Il met un coup d’accélérateur aujourd’hui. Deux techniques sont proposées. Conçus par le néerlandais Joz, les deux modèles de DeLaval envoient le lisier dans un container par des pales. Les robots de CRD et Lely, eux, aspirent le lisier via une pompe à vide. Ces robots collecteurs de lisier font plus que remplacer les racleurs. Ils se déplacent dans les passages entre les rangées de logettes. Ce sont des zones classiquement humides car, faute d’autres solutions jusque-là, elles sont nettoyées manuellement. On le sait, l’humidité de ces couloirs est propice au développement de maladies du pied.
Le robot à lisier peut aussi circuler d’une zone à l’autre, par exemple du bloc traite au bloc logement ou vers la zone de repos à l’arrière du robot de traite. La comparaison avec le raclage mécanique penche en sa faveur dans les bâtiments compacts. En revanche, il est moins compétitif dans les bâtiments longs. Les prochaines années livreront plus d’informations sur sa résistance mécanique et électronique à l’exposition continue du lisier.
dossier réalisé par claire hue
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026