Prévenir la maladie plutôt que la soigner. Cela devrait être un impératif dans tous les élevages. L’usage de plus en plus restreint des antibiotiques l’impose, l’intérêt économique et la sérénité de l’éleveur le recommandent aussi. Le docteur Edwige Bornot le rappelle : « L’infection se produit quand le système immunitaire est dépassé par la pression des agents infectieux. » Baisser cette pression passe par le respect des règles d’hygiène et de confort. Là, c’est bien l’éleveur qui fait la différence. Une vache heureuse, non stressée, sera toujours moins malade. Nous abordons le stress physiologique, mais aussi le stress psychologique de l’animal. La prise en compte permanente du bien-être animal prend tout son sens pour stimuler l’immunité. Ensuite, l’éleveur dispose de différents médicaments, en lien avec son vétérinaire, pour développer une réaction immunitaire. Le plus connu est la vaccination. L’arsenal est important, il pourrait s’étoffer encore dans les années à venir, mais les éleveurs laitiers auraient tendance à le bouder : trop compliqué, mal compris ? Les marges de progrès sont importantes. L’an dernier, un nouveau principe actif était lancé pour booster l’immunité. Ce n’est pas un vaccin, mais une protéine qui stimule les défenses immunitaires. En exclusivité, L’Éleveur laitier a fait tester pour vous l’Imrestor dans un grand troupeau. Les résultats sont au rendez-vous sur plusieurs infections, notamment dans les semaines qui suivent le vêlage. Enfin, nous abordons la gestion du parasitisme. Là aussi, l’immunité naturelle et l’immunité acquise de l’animal entrent en jeu. La stratégie n’est plus de traiter systématiquement, mais au cas par cas en fonction des symptômes observés.
La Rédaction
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