Les records de température de 2019 ont fortement pénalisé le potentiel de production fourragère. Au regard du déficit de précipitations observé ce printemps, la campagne à venir s’annonce encore difficile dans de nombreux secteurs. Or, l’achat de fourrages et de concentrés pour compenser et maintenir la production est une option non seulement aléatoire mais aussi très coûteuse, comme le confirment des simulations réalisées par les chambres d’agriculture.
Sur le terrain, éleveurs et conseillers élaborent des pistes d’adaptation pour sécuriser les systèmes d’élevage avec des fourrages plus résistants et de bonnes valeurs, à l’image de prairies multi-espèces riches en légumineuses qui ont fait leurs preuves.
Une logique de diversification des ressources
Ces pratiques sont déjà mises en œuvre concrètement et s’inscrivent dans une logique de diversification. « Un système d’élevage qui mise sur une seule ressource est forcément moins résilient », rappelle Didier Deleau, ingénieur fourrage Arvalis en Lorraine, une région très touchée par les épisodes de sécheresse. Aussi, un groupe d’éleveurs meusiens s’est lancé dans la culture de la betterave fourragère qui leur assure une forte production d’UFL/ha. En Côte-d’Or, où le maïs est une culture sinistrée depuis deux ans, avec des rendements qui justifient parfois difficilement son coût d’implantation, d’autres se tournent vers la double culture : ensilage d’herbe suivi d’un sorgho monocoupe ensilé. Dans ce contexte, la sélection variétale propose aussi des solutions pour produire du fourrage à des périodes où l’eau n’est pas limitante.
Jérôme Pezon
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026