Il n’y a pas si longtemps, dans un contexte de prix et de marché porteurs, des éleveurs se projetaient dans le développement de leur exploitation. Dans une conjoncture sans visibilité, les agricultrices et agriculteurs que nous avons rencontrés témoignent de la façon dont ils ont ajusté ou modifié en profondeur leur projet initial.
Quelles que soient les solutions retenues et plus que jamais, les principes de base d’une bonne gestion sont à respecter.
« Optimiser l’existant avant d’agrandir l’outil est un préalable», soulignent Denis Chapuis et Laurent Lefèvre, conseillers à la chambre d’agriculture, spécialisés en lait en Bourgogne. Maîtriser la technique et les coûts (charges alimentaires et qualité du lait) est essentiel pour garder l’efficacité économique quand l’outil de production se développe ou quand la productivité par vache ou par UMO augmente. Sécuriser tout ce qui peut l’être en matière de conduite du troupeau, de système fourrager et d’amortissement de l’investissement est également important.. « Même si l’augmentation de cheptel se fait par croît interne, il est conseillé de prévoir un prêt cheptel pour ne pas fragiliser l’exploitation et le fonds de roulement. »
Être en situation de produire le volume le plus vite possible pour saturer le nouvel outil et diluer les charges de structure liées au nouvel investissement est l’une des clés de la réussite. C’est aussi l’une des difficultés de ces périodes de transition où l’on perd souvent en efficacité, car il n’est pas toujours facile de mettre en place tous les moyens de production à temps alors que la main-d’œuvre est souvent limitante.
Ne pas oublier non plus de prendre soin de soi, car l’éleveur n’est pas qu’une machine à produire !
Dossier réalisé par Anne Bréhier
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