Les modifications temporaires de son cahier des charges demandées à l’INAO par le comté, comme d’autres fromages AOP, ont été acceptées. Un arrêté publié le 17 avril au Journal officiel les entérine. L’objectif de ces mesures discutées dès le début de la crise du Covid 19 au sein de l’interprofession du comté n’a qu’un seul objectif : faire face aux impondérables qui pourraient à tout moment avec le coronavirus toucher les quelque 150 fruitières coopératives qui maillent le massif jurassien. Et donc perturber la transformation du lait, voire obliger à fermer un atelier de fabrication. Cela à cause de manque de personnel malade ou obligé à un confinement strict, de pannes de matériel non réparables faute d’intervenants ou encore de difficultés d’approvisionnement en consommables.
Règles de collecte et transformation assouplies
Les fromageries seront donc autorisées si nécessaire en cas de force majeure de collecter le lait avec un report de 36 heures au lieu de 24 heures, la règle du cahier des charges. Elles pourront aussi mélanger 3 traites au lieu de 2 maximum ou encore dépasser 3 tours de fabrication/cuve/jour.
Concernant l’assouplissement temporaire de la règle du rayon de collecte limitée à 25 km autour de l’atelier de transformation, tout aussi nécessaire pour faire face à la fermeture possible d’une fromagerie, le comté n’avait pas besoin de demander l’aval à l’INAO. Le cahier des charges actuel prévoit en effet déjà des aménagements possibles en cas de situations exceptionnelles… Mais dans tous les cas limités dans le temps.
Jean-Michel Vocoret
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »