Projets. Depuis deux ans, la coopérative de vente de lait de Côte-d’Or, en contrat avec Eurial Ultrafrais, multiplie les initiatives.
La crise laitière a eu un effet électrochoc à la Coopérative laitière de Côte-d’Or (42 Ml et 90 producteurs). Pour que sa zone de collecte ne devienne pas un désert laitier, cette coop, en contrat de vente de lait avec Eurial Ultrafrais, fait depuis deux ans feu de tout bois pour donner des perspectives à ses adhérents… Notamment les jeunes. Premier axe d’action : jouer la carte du local plébiscité par le consommateur.
Yaourts C’est qui le patron ?!
Pour cela, la CLCO avait un atout : être la collecte la plus proche du site Eurial de Jouy (Yonne). Elle a su en profiter pour pousser à la création d’une filière de yaourts C’est qui le patron ?! Un contrat tripartite a été signé cet été entre Eurial-Carrefour et C’est qui le patron ?! De son côté, la CLCO a signé un avenant à son contrat pour fournir cette filière. Mais elle reste à construire. À ce jour, il n’y a que quatre exploitations référencées dont deux collectées. D’autres se préparent au cahier des charges : au moins 90 jours de pâturage, non OGM, alimentation produite à moins de 100 km, au moins 20 % de la ration annuelle avec de la luzerne pour favoriser les oméga 3. Il est vrai que la carotte est alléchante : un prix de base de 390 €/1 000 l, 5 € étant rétrocédés à la CLCO. Mais il faudra que le marché suive pour qu’ils embarquent. En phase de démarrage, ce yaourt au lait entier n’absorbe qu’environ 20 000 l/mois. On est loin de l’objectif de la CLCO de 5 millions de litres par an. Trop ambitieux ? Pas sûr si ce yaourt suit le succès commercial du lait C’est qui le patron ?! Et si d’autres GMS s’y intéressent, quand Carrefour perdra dans six mois l’exclusivité de la marque.
Biscuits à la crème de lait
Autre axe d’action de la CLCO : s’inscrire dans la transition écologique souhaitée par l’État. Un GIEE fort de trente-six de ses adhérents est porteur de projets du CTE signé par les communes de Montbardois et du Pays châtillonnais. Ce GIEE travaille à développer la luzerne pour aller vers un territoire plus autonome en protéines et en azote, mais aussi pour allonger les rotations céréalières et limiter le recours aux herbicides.
Deux projets d’économie circulaire sont aussi sur la table. L’un vise à utiliser la crème du lait collecté, la farine de blé et le sucre issus de ces exploitations. De quoi produire, en prestation de service, à la biscuiterie de Semur-en-Auxois des biscuits à la crème de lait. Le son et la pulpe de betteraves reviendraient pour alimenter les troupeaux. L’autre projet implique Soufflet qui, toujours en prestation, transformerait l’orge cultivée en malt. Objectif : produire de la bière, avec des drèches qui reviendraient sur les fermes. L’heure est au devis de la microbrasserie. On ne perd pas de temps.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026