La filiale de Sodiaal dédiée aux fromages sous signe de qualité a eu, en octobre, une démarche inhabituelle. Elle a ouvert à ses partenaires les portes de deux de ses sites francs-comtois : sa cave d’affinage de comté à Poligny (Jura) et son outil de fabrication de gruyère à Verchamp (Haute-Saône) qui travaille 8 millions de litres.
Derrière cette opération médiatisée, on peut voir la volonté de Monts et Terroirs de montrer qui elle est vraiment.
Oui, c’est une filiale de Sodiaal, mais particulière. Certes, le n° 1 de la coopération laitière y détient 65 % des parts, mais le reste appartient à des acteurs francs-comtois et savoyards (Juramonts, SFLC, Jura Terroir, Milleret, coops des Monts de Joux et du Val d’Arly) regroupés au sein d’une SAS.
Résultat : la plus-value dégagée reste aux 2 900 producteurs locaux associés.
Du comté préemballé vendu jeune, mais de qualité
Oui, Monts et Terroirs, leader sur le marché du comté avec 30 % des tonnages, est surtout positionné sur des fromages jeunes vendus en préemballé. Pour autant, il a le souci de vendre un produit de qualité qui se démarque de la concurrence. Témoin, les soins apportés au comté qui, par exemple, passe en cave chaude pour révéler plus vite son goût. C’est d’ailleurs en grande partie grâce à ce développement du préemballé que le comté peut s’enorgueillir d’atteindre aujourd’hui un marché de 60 000 tonnes. Nouvelle piste de développement, après le râpé, pour Monts et Terroirs, le marché du tranché. À l’échelle européenne, il pèse pas moins de 500 000 tonnes.
Jean-Michel Vocoret
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