Dans le cadre du programme Sm@rtElevage, l’Institut de l’élevage (Idele) a réalisé une enquête sur le niveau de digitalisation des élevages de ruminants. Sur plus de 2 000 éleveurs sondés en ligne, 856 étaient en production bovine laitière. 92 % d’entre eux possèdent au moins un outil connecté, et la moyenne d’équipement est de 6,6 outils par ferme. Ce chiffre a tendance à augmenter avec la taille du troupeau, ainsi qu’avec le niveau de production moyen des vaches de la ferme. Il progresse aussi quand il n’y a pas d’accès au pâturage.
Le distributeur automatique de concentré (Dac) est l’appareil le plus représenté (56 %) suivi du détecteur de chaleurs (49 %) puis du compteur à lait (47 %). On note chez les éleveurs de bovins laitiers une adoption des capteurs embarqués (53 %) et des robots (47 %) largement supérieure aux autres filières d’élevage. Les éleveurs de bovins viande sont équipés de capteurs embarqués avec un taux de 24 % (détecteurs de vêlage notamment), et les robots ont intégré les élevages caprins à hauteur de 34 %, et 17 % chez les éleveurs d’ovins laitiers. Les caméras sont l’outil connecté numéro un en bovins viande (41 %), tandis qu’il s’agit de la balance électronique en ovins viande (29 %).
Gagner du temps et du confort
Parmi les bénéfices de ces technologies, 77 % des sondés citent le gain de temps, 71 % le gain de confort de travail et 67 % l’attractivité du métier. Du côté des limites, le manque d’interopérabilité entre outils est cité dans 68 % des cas, devant le manque de connectivité fixe et mobile (65 %) et le rapport coût/bénéfices insatisfaisant (61 %). Les principaux obstacles à l’équipement sont le coût trop élevé (29 %), la complexité d’utilisation (20 %), l’absence de besoin (19 %) et le temps important à accorder à l’analyse des données (18 %). La crainte de l’effet des ondes sur les animaux est également évoquée. Enfin, la plupart des éleveurs (plus de 70 %) se disent prêts à partager leurs données avec leurs vétérinaires pour améliorer la détection des problèmes de santé, avec leurs conseillers pour améliorer les analyses et recommandations, ainsi qu’avec d’autres éleveurs pour se comparer. En revanche, ils ne sont que 43 % à accepter de les partager avec les autorités gouvernementales ou des entreprises privées.
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