« Il faut être très vigilant sur l'application de l'accord Mercosur, pour s'assurer que les producteurs du Mercosur respectent bien les mêmes règles sanitaires, environnementales, de bien-être animal que nous, s'assurer que les garanties qui ont été données sont bien respectées », a déclaré le ministre en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence.
L'UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) se sont entendus le 28 juin sur un vaste traité de libre-échange négocié depuis 20 ans, et touchant près de 770 millions de consommateurs. Bruno Le Maire a défendu le traité, qualifié de « coup dur pour l'agriculture » et de « tromperie » par la présidente de la FNSEA Christiane Lambert, au nom des intérêts des exportateurs. « La richesse des agriculteurs, les producteurs de lait, de porc, de bovins, c'est la capacité à exporter nos produits, parce que ça crée de la richesse en France », a-t-il déclaré. Se voulant rassurant, l'ancien ministre de l'agriculture a ajouté qu'« il y a une clause de sauvegarde qui a été prévue, demandée explicitement par Emmanuel Macron qui fait que si jamais ces engagements ne sont pas respectés, nous pouvons immédiatement suspendre l'application de l'accord ». Il a enfin que souligné que le traité était encore loin d'une entrée en vigueur. « Ne crions pas au loup », a-t-il demandé, car « ça prendra plusieurs années avant que cet accord soit appliqué ».
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