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Pour améliorer l'autonomie protéique de son exploitation, le lycée agricole de Fontaines (71) a testé la substitution partielle du maïs ensilage par des dérobées. Essai validé puisque la baisse de production est compensée par une diminution du niveau d'ingestion.
Les dérobées ont toute la place en élevage laitier. Située en zone de plaine, l'exploitation du lycée agricole de Fontaines (71) a tenté l'expérience de substituer une partie de son maïs ensilage par des dérobées estivales pour améliorer son autonomie. « On constate alors trois intérêts, confie Jérôme Bertholon, directeur adjoint et responsable des expérimentations : les résultats de production et de qualité du lait sont similaires au lot témoin, on réalise des économies sur l'achat des concentrés, et les légumineuses ont un effet positif sur le système cultural. »
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Ainsi, dans la ration des vaches laitières, 2/3 du maïs ensilage a été remplacé par un ensilage de dérobées riches en protéines (16 % de protéines). Cela a permis une diminution des concentrés protéiques de 2 kg de tourteau de colza. « En revanche, il a fallu incorporer un peu plus de concentrés énergétiques (blé, maïs), mais comme nous les produisons sur l'exploitation, nous y gagnons en autonomie et trésorerie. »
Les résultats concluants ont amené l'exploitation à reconduire l'expérience cet hiver en remplaçant totalement l'ensilage de maïs par les dérobées. Néanmoins, la chambre d'agriculture de Saône-et-Loire (commanditaire de la première expérimentation) met en garde : « L’avantage économique de ce type de ration est à nuancer. Tout dépend de l’année climatique, du niveau de rendement des dérobées d’une part et de celui du maïs ensilage d’autre part. »
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