« La distribution ne doit pas être le punching-ball alors que les pouvoirs publics ont démissionné », lance Michel-Edouard Leclerc. Pour lui, « cette guérilla installe une fracture entre les agriculteurs et nous. Il faut rétablir l'ordre et la paix sociale. Chacun doit prendre ses responsabilités. » « Interpeller les distributeurs ne définit pas une politique agricole », lâche-t-il avant d'asséner : « la politique agricole française va dans le mur. Il faut s'attaquer aux distorsions de concurrence entre productions européennes. »
Michel-Edouard Leclerc annonce qu'il « travaille à la création d'un fonds de soutien à l'élevage abondé par tous les acteurs : céréaliers, fabricants et commerçants. Ce fonds financera l'adaptation aux normes environnementales du secteur, et des petits producteurs de porcs qui privilégient les appellations d'origine ou le bio. » Et de conclure : « inspirons-nous des viticulteurs. Ils ne sont pas dépendants des évolutions des prix, car ils vendent des Aoc ou des châteaux. Nous commercialisons une grande partie de leurs bouteilles. Et ça se passe très bien. »
Plusieurs milliers d'agriculteurs ont manifesté jeudi 3 juillet dans toute la France, principalement dans l'Ouest, pour dire leur « ras-le-bol » face à l'absence de remontée des prix de leur production. En Ille-et-Vilaine, une trentaine de sites, essentiellement des grandes et moyennes surfaces, mais aussi des laiteries et des abattoirs, ont fait l'objet d'actions.
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