« Aujourd’hui les fabricants de produits laitiers frais ne peuvent plus financer les augmentations de coûts de production sur un marché aux marges historiquement très faibles », a alerté le Syndifrais, syndicat des produits laitiers frais, le 10 janvier. Alors que les coûts de l’énergie vont poursuivre leur hausse dans les prochains mois, les fabricants de produits laitiers ont besoin de répercuter ces augmentations sur leurs prix et demandent une revalorisation immédiate de 15 à 20 % pour 2023.
L’énergie représente jusqu’à 10 % des coûts de la fabrication des produits laitiers frais, et les opérateurs ont déjà connu des hausses allant jusqu’à 150 % en 2022 mais d’autres coûts de production s’envolent également, précise Syndifrais. Le syndicat mentionne également le prix des emballages, dont la hausse est attendue à au moins 10 %, alors que ce poste représente 20 à 35 % du coût de revient d’un produit laitier frais. Les fabricants craignent, en parallèle, des ruptures d’approvisionnement sur les ingrédients, ainsi que, là aussi, des hausses de coûts (amidon, sucre, œufs, fruits…).
Enfin, Syndifrais dénonce un décalage important entre la hausse des prix du lait, et la prise en compte des revalorisations négociées début 2022, intervenue uniquement à partir de mai. « Ce décalage a conduit les entreprises à supporter seules les hausses subies et à assumer des pertes exceptionnelles et très importantes pendant 4 à 6 mois. Syndifrais alerte sur le fait que les entreprises ne pourront pas supporter seules, à nouveau, de telles pertes engendrées par un décalage », insiste le syndicat.
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