Le groupe fromager Bel, maison-mère de Babybel, Vache qui rit et Boursin, a annoncé jeudi un bénéfice net en très forte hausse en 2021, après la cession de la marque Leerdammer au groupe Lactalis.
En cédant le 30 septembre les fromages Leerdammer - ainsi que Bel Shostka Ukraine - au géant laitier, Bel a renoncé à un périmètre qui cumulait environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2020. Cette cession a eu un double effet : un repli du chiffre d'affaires de 2,2 % en 2021 mais un bond du bénéfice net à 524 millions d'euros - contre 144 millions en 2020.
Hors effets de périmètre et de changes, les ventes ont progressé de 2,3 %, preuve d'une « performance financière résiliente », selon un communiqué du groupe.
Bel décrit une croissance soutenue par ses marques phares, en particulier les fromages Babybel et Boursin, la « poursuite de la forte croissance de MOM » (marques Pom'Potes, Mont-Blanc), le « gain de nouvelles parts de marché en Amérique du Nord », ainsi que « la confirmation de la trajectoire positive de la Chine ».
Les performances sont en revanche négatives dans les marchés du Proche et Moyen-Orient ainsi qu'en Afrique du Nord, où le chiffre d'affaires a reculé de 8,4 % hors effets de périmètre et de changes.
Le lancement de la première marque internationale 100 % végétale du groupe, Nurishh, ainsi que le développement de gammes végétales sur ses « marques cœur », ont engendré « des résultats prometteurs, en particulier la version végétale de Boursin aux États-Unis et au Canada », souligne le groupe, qui compte près de 12 000 collaborateurs à travers le monde et vend ses produits dans près de 120 pays.
L'année 2021 a aussi été marquée par l'essor du commerce en ligne et de la restauration hors domicile (« Out of Home ») qui enregistrent une croissance à deux chiffres, soutenues notamment par les marchés nord-américain et chinois.
Le groupe souligne par ailleurs le « contexte inflationniste qui s'intensifie » depuis début 2022, avec des surcoûts tels « qu'ils ne pourront pas être instantanément absorbés par les hausses de prix de vente et les gains de productivité ».
Il précise par ailleurs que ses ventes sont peu exposées aux conséquences du conflit en Ukraine, à la suite de la cession de Bel Shostka Ukraine - un producteur de fromages ukrainien acquis en 2007.
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