À la fin juin 2020, Savencia a réalisé un chiffre d'affaires de 2,410 milliards d'euros contre 2,428 au premier semestre 2019, pour un résultat net exactement inchangé à 27 millions d'euros, selon un communiqué jeudi.
La « progression des ventes en grande distribution liée au confinement généralisé et au boom de la cuisine à domicile a compensé la baisse des ventes en restauration hors foyer liée à la fermeture des établissements », a expliqué le groupe.
De fait, en termes de chiffre d'affaires au premier semestre, les ventes de produits fromagers ont légèrement progressé par rapport à l'an passé, à 1,43 milliard d'euros contre 1,38 l'an passé, alors que les « autres produits laitiers » ont régressé à 1,05 milliard contre 1,11 en 2019, en raison notamment du recul des ventes en food-service (produits pour la restauration collective).
Le résultat opérationnel courant du groupe a diminué de 2,8 % à 2,7 millions d'euros, la gestion des effets de la crise sanitaire ayant « généré des coûts spécifiques additionnels », indique le groupe.
Au premier semestre, Savencia a amélioré sa marge sur les produits fromagers de 4,7 % à 4,9 % alors qu'elle l'a diminuée à 2,8 % contre 3,5 % sur les autres produits laitiers.
Pour le second semestre, Savencia cite un « environnement particulièrement incertain » et maintient le déploiement du plan d'économies déjà annoncé.
« L'activité du second semestre pourrait être impactée par une plus grande sensibilité au prix des consommateurs, dans un contexte de crise économique et par les difficultés persistantes du food-service », indique Savencia.
Le groupe laitier et fromager souligne mener localement des « actions solidaires » auprès des « personnes les plus fragilisées par la crise », tant en France qu'à l'étranger, « en particulier via des dons de produits alimentaires ».
Le groupe s'engage aussi « à une action solidaire de formation des jeunes via le recrutement de 500 apprentis » en France.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins