« Certes il y a eu un accord au plan national mais pour nous, le compte n'y est pas : il manque entre 25 et 30 euros les 1 000 litres », explique à l'AFP Nicolas Cussac, responsable lait de la FDSEA du Cantal. Il s'explique : les éleveurs de Cantal, Saint-Nectaire, Fourme d'Ambert, Bleu d'Auvergne touchent une prime parce qu'ils travaillent pour des fromages à appellation. Avec l'accord trouvé en Mayenne mardi, le prix de la tonne tombe à 275 euros en moyenne pour 2016, à quoi on ajoute 40 euros de prime AOP, soit un total de 315 euros la tonne.
Or « les autres entreprises nous proposent un prix supérieur de 340 euros », rétorque Joël Piganiol, secrétaire général de la FDSEA Cantal. Donc « on va faire pression sur Lactalis, soit sur leurs sites de production en perturbant les allées et venues, soit en demandant aux grandes surfaces de déréférencer leurs produits », promet le syndicaliste. Le contour de ces actions n'est toutefois pas encore finalisé.
Contacté par l'AFP, le porte-parole de Lactalis Michel Nalet, seul visage du très secret numéro un mondial des produits laitiers, n'a pas souhaité réagir dans l'immédiat. Le groupe, dont le siège est à Laval (Mayenne), possède deux sites de production dans le Cantal, à Riom-ès-Montagnes et Condat. Il a notamment racheté en 2011 le plus important producteur de Saint-Nectaire, Wälchli à Condat.
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