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Label bas carboneLa méthode Carbon Agri évolue

Après deux ans d’existence, la méthode Carbon Agri qui permet de valoriser, quantifier et certifier la réduction des émissions de gaz à effet de serre en élevage, évolue. Jean-Baptiste Dollé de l’Idele nous en explique les raisons.

Interview de Jean-Baptiste Dollé, chef du service environnement de l'Idele, sur la nouvelle version de la méthode Carbon Agri :

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Labellisée en 2019, la méthode Carbon Agri évolue. Jean-Baptiste Dollé, chef du service environnement à l’Institut de l‘élevage explique les raisons de ce choix. En premier lieu, avec l’élaboration d’autres méthodes bas carbone, et notamment celles en grandes cultures et en production porcine, il était nécessaire de faire évoluer Carbon Agri, pour qu’elle soit en adéquation avec leurs modalités de calcul. Des travaux sont d'ailleurs en cours avec les instituts techniques : Ifip, Arvalis et Terres Inovia.

Ensuite, cette méthode carbone a été élargie aux élevages de petits ruminants, caprins et ovins.

La troisième raison, c’est l’inclusion dans Carbon Agri d’une méthode déposée par Bleu Blanc Cœur, qui s’appelle Ecométhane. Les éleveurs vont ainsi pouvoir actionner plusieurs leviers pour agir sur le méthane entérique responsable pour plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’un élevage. Parmi ces leviers, l’ajout d’oméga 3 dans la ration.

Et enfin, la méthanisation va être davantage prise en compte dans Carbon Agri. « L’objectif étant d’avoir une méthode plus fine pour les petites et moyennes unités de méthanisation (méthanisation individuelle ou du petit collectif) », explique Jean-Baptiste Dollé.

1 600 agriculteurs déjà engagés 

Les co-bénéfices environnementaux générés par l’élevage, comme l’amélioration de la qualité de l’eau, la réduction des émissions d’ammoniac, la prise en compte de la biodiversité ou encore la production d’énergies renouvelables, seront également intégrés dans la nouvelle version de la méthode Carbon agri. Des indicateurs autour de l’autonomie protéique, de l’agroforesterie, ou encore de la moindre utilisation de soja font ainsi faire leur apparition. « C’est essentiel car pour les acheteurs de crédits carbone, ces co-bénéfices sont importants », insiste Jean-Baptiste Dollé.

Cette nouvelle version devrait être soumise au ministère d’ici fin 2021.

1 600 éleveurs sont déjà engagés dans une démarche de labellisation « bas-carbone », leur permettant de vendre des crédits carbone. En effet, le premier appel à projets lancé par France Carbon Agri Association a réuni 300 producteurs pour 137 000 t de CO2 évitées. Le second, en cours de construction et bientôt déposé au ministère, rassemble 1 300 agriculteurs avec un potentiel de réduction de 350 à 400 000 t.

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