Il faut sortir de la caricature avec, d’un côté, ceux qui considèrent que seuls les humains ont de la valeur, de l’autre, ceux qui placent au même niveau les humains et les animaux. C’est le message qui a irrigué un colloque sur le bien-être animal – organisé il y a quelques mois, à Strasbourg, par l’Inra, Idele, et vingt autres partenaires –, en dédramatisant le sens que l’on donne généralement à la conscience.
« Il s’agit d’un mécanisme biologique qui relève d’une interaction entre les neurones », a alors défini Pierre Le Neindre (1), chercheur à l’Inra. Pas d’une flamme que Dieu a donnée à l’homme. » Il ne parle pas de conscience animale, mais de formes de conscience animale. Les animaux éprouvent des émotions, ont une mémoire et gèrent des situations complexes. Ils ont un passé et ont une idée de leur futur.
« C’est démontré chez les primates non humains, et chez d’autres mammifères tels que les chiens et les porcs, chez des oiseaux tels que les corvidés et les psittacidés (2). »
Pourquoi, dès lors, ne pas enrichir notre relation aux animaux en prenant en compte ces aptitudes ? C’est ce qu’a proposé Christine Leterrier, également de l’Inra. « Favorisons leur apprentissage. Des travaux montrent que les capacités d’adaptation d’animaux domestiques sont modulées par leurs conditions d’élevage, en particulier quand ils sont jeunes. »
(1) Pierre Le Neindre est coauteur de La Conscience des animaux, aux éditions Quae. (2) Famille d’oiseaux qui comprend les perroquets et les perruches.
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