Ma laiterie, Sodiaal, et la filière laitière dans son ensemble mettent en avant le pâturage. C’est une façon de dénigrer les élevages avec les vaches toute l’année en bâtiment. Cela m’agace de plus en plus. Ce sont en général de grosses structures qui viennent d’investir. Bien équipées, elles offrent de bonnes conditions de confort aux animaux. Elles ont de la main-d’œuvre pour la conduite des animaux. Leur taille les oblige à protocoliser leurs soins et ainsi à résoudre un certain nombre de problèmes métaboliques. Le bien-être animal, ça commence par là. Ces éleveurs font du bon boulot. Pourtant, ils sont mal reconnus par la filière. C’est injuste. Il ne faut pas se faire d’illusions. Par leurs volumes, ce sont eux qui demain assureront la collecte française. Comme Sodiaal et la filière le font pour les systèmes pâturants, pourquoi ne mettent-elles pas en avant les conditions d’élevage excellentes de ces structures ? Ne surinterprètent-elles pas la demande des consommateurs sur le pâturage, surtout si, au final, le lait n’est payé guère plus ? Éduquons-les plutôt aux systèmes de production diversifiés en France. C’est ce que je dis au Cniel, à ma coopérative et aux responsables politiques quand je les vois.
« Les discours pro-pâturage m’agacent de plus en plus »
Article réservé aux abonnés.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026