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Le bien-être des animaux d'élevage passe par leur habitat. Réfléchir la conception ou la rénovation d'un bâtiment en pensant au confort de ses futurs occupants aura des conséquences positives sur l'ensemble du système d'exploitation. Trois spécialistes témoignent dont un éleveur, Nicolas Fleury (44) qui a conçu un bâtiment confortable aussi bien pour les animaux que pour l'éleveur dont la charge de travail a nettement diminué.
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Jacques Charlery du GIE Élevages de Bretagne, Nicolas Fleury, éleveur de vaches laitières au Gaec de l'Enclos en Loire-Atlantique, et Guillaume Cailler, conseiller bâtiments à la chambre d'agriculture des Pays de la Loire, étaient réunis sur le plateau de la Space TV par Web-agri, pour échanger sur le sujet du bien-être animal dans le cadre de la conception ou de la rénovation d'un bâtiment d'élevage.
Un bâtiment confortable et économe en main d'œuvre
Nicolas Fleury, éleveur (44), a récemment construit un nouveau bâtiment en pensant à la fois au confort des vaches, à celui des travailleurs et aux coûts de fonctionnement. Avec ses associés, ils ont opté pour une aire paillée avec litière malaxée de miscanthus autoproduit pour 160 vaches laitières traites. Il témoigne : « On a d'abord visité beaucoup de bâtiments et fait la liste des "pour et contre" de notre ancienne installation. » Jacques Charlery du GIE Élevages de Bretagne, préconise d'ailleurs : « Il faut réfléchir au moins un an pour bien concevoir son projet. »
Concernant l'aire de couchage, les vaches disposent de 7 à 8 m² chacune. La litière est malaxée deux fois par jour et curée deux fois par an seulement. « L'hiver, on apporte un peu de miscanthus supplémentaire pour assécher mais c'est tout », témoigne-t-il. Sur l'aire d'exercice, le béton est hydrocuré automatiquement. L'éleveur chiffre : « On gagne environ 2h/j par rapport à avant. »
Des critères pour apprécier le bien-être du troupeau
Pour Guillaume Cailler, de la chambre d'agriculture des Pays de la Loire, qui a suivi le projet du Gaec de l'Enclos, il faut savoir observer ses animaux pour évaluer son bien-être et agir en conséquence : « c'est la base du métier d'éleveur ». La production laitière est le premier élément de réponse mais il en existe bien d'autres comme les résultats de reproduction, la propreté, l'état sanitaire, etc.
Concernant la relation Homme-animal, il est important de prendre en compte le temps disponible pour observer le troupeau. Guillaume Cailler a son avis sur la question : « Certains disent qu'en entretenant les logettes on regarde les vaches mais pour moi, le meilleur moment c'est quand on a fini le boulot et qu'on peut se consacrer à 100 % sur l'observation du comportement du troupeau. » Pour l'expert, il faut intégrer ce temps d'observation dans le calendrier des tâches.
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