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L’architecte Le Corbusier, connu pour ses Cités radieuses, a aussi travaillé sur l’amélioration de la vie des agriculteurs dans les années 1930 même si son projet de ferme, conçu avec le Sarthois Norbert Bézard, à Piacé, n’a jamais été construit.
à 30 km au nord du Mans (Sarthe), Piacé compte 350 habitants. Le plasticien Nicolas Hérisson y a créé, en 2008, un centre d’art contemporain en plein air. Il y a aussi remis au jour un projet utopique : la Ferme radieuse et le Village coopératif. Piacé fut en effet l’objet d’un programme architectural de modernisation de la campagne dans les années 1930, proposé par l’architecte Le Corbusier et un Sarthois touche-à-tout engagé, Norbert Bézard. « Durant ces années-là, la crise a affecté durement le monde rural. Si les villes connaissaient un certain renouveau, les campagnes restaient à l’écart de la modernité, les conditions de vie y étaient souvent déplorables et l’idée d’une réorganisation agraire se posait », explique Nicolas Hérisson.
Cette idée d’une construction architecturale à la campagne vient à Le Corbusier dès la fin des années 1920. Il constate alors que les villes grandissent trop et que l’exode rural s’impose pour fuir des conditions difficiles sans que les ex-ruraux puissent s’épanouir dans les centres urbains. « Aménager les campagnes, c’est les urbaniser aussi », estime celui qui a construit les Cités radieuses de Marseille (1947-1952) et de Rezé, près de Nantes (1953-1955) pour le confort des ouvriers.
Toit-terrasse et puits de lumière
Son projet de Ferme radieuse s’appuie sur un modèle-type sur 20 hectares. L’habitation est en préfabriqué pour être fonctionnelle sans être coûteuse à produire, avec un module de base de 6,2 x 2 m. Montée sur pilotis, la maison est typique de la conception moderne du Corbusier : toit-terrasse, puits de lumière, fenêtres en longueur, façades libres, le tout entouré d’une surface bétonnée pour le confort des habitants par tous les temps. L’entrée de la cave est sous l’escalier, avec la buanderie. Le jardin fleuri se trouve devant, sur le chemin du potager et du poulailler. Pour un maximum d’hygiène, le logis est séparé des autres bâtiments de la ferme, étables, hangars et granges.
Le village lui-même est organisé selon son rôle de « pourvoyeur des besoins de la ferme et de distributeur des produits de la ferme ». Choisie comme commune-type, Piacé aurait été divisée en une cinquantaine de fermes et le nouveau village était appelé à remplacer le bourg ancien. Les bâtiments les plus proches de la route nationale devaient être ceux qui drainent le plus de gros trafic : le silo, les ateliers mécaniques et la coopérative de ravitaillement, évitant ainsi les nuisances aux bâtiments plus lointains, l’école, la Poste, les logements collectifs pour les habitants non agriculteurs ; la mairie et la salle communale fermant le village à l’autre extrémité.
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