À l'occasion du Salon international de l'alimentation de Paris, la Fédération nationale des coopératives laitières a mis à l'honneur les coopératives qui innovent pour les débouchés internationaux.
Lors d'une conférence de presse ce mardi 18 octobre 2016 au Salon international de l'Alimentation (Sial) de Paris, Dominique Chargé, le président de la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), a mis l'accent sur la place des coopératives laitières à l'international. La dynamique actuelle passe « de plus en plus par des produits à haute valeur ajoutée », insiste-t-il.
« Excellence » sanitaire et gastronomique française
« Deux grands leviers permettent le dynamisme à l'international, poursuit-il. En premier, l'excellence de la gastronomie locale et nationale, et en deuxième, l'excellence sanitaire et l'organisation de filière. » Pour intensifier leur présence sur les marchés à l'exportation, les coopératives misent sur trois axes de travail :
• Mieux échanger pour « faire face aux barrières non tarifaires, notamment les règlements sanitaires » ;
• Accélérer les agréments de sites ;
• Continuer la promotion « pour conquérir de nouveaux marchés et de nouveaux marchés dans les pays émergents ».
En guide d'illustration, la FNCL a cité quatre « success story » : Alsace Lait et son partenariat avec la laiterie canadienne Chalifoux, Eurial et son « chèvre au lard, devenu un produit pilier de l'offre chèvre en Allemagne et en Belgique », Laïta et sa présence en Asie via la marque Paysan Breton, et la Prospérité fermière-Ingredia pour son lait enrichi en protéines.
Des débouchés nécessaires
Dominique Chargé a rappelé qu'en 2014 un quart « du chiffre d'affaires des coopératives laitières a été réalisé à l'exportation, soit plus de 3,1 milliards d'euros ». Deux tiers partaient vers l'Europe (Allemagne, Belgique, Royaume-Uni et Italie en tête) et un tiers vers les pays tiers (principalement Chine, Arabie Saoudite, Indonésie, Égypte, Japon, Corée du Sud et Émirats arabes unis).
Les ventes à l'international ont progressé de 8 % entre 2013 et 2014, contre seulement 5 % pour le reste de la filière. Ces débouchés à l'exportation apparaissent comme une nécessité dans la mesure où les coopératives ont augmenté leur collecte de 12 % à la même période, bien davantage que les laiteries privées.
M.B.
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