Alors que les relations conflictuelles entre les producteurs de lait et Lactalis ont fait les grands titres cet été, les éleveurs bio de l'Organisation de producteurs (OP) de Seine et Loire mettent en avant la construction d'un partenariat fort et durable avec l'industriel Lavallois. « Avant de parler de prix, on souhaite déjà se faire comprendre », indique Jean-Marie Bruyelles, le secrétaire de l'OP Lait bio Seine et Loire.
Les discussions sur la loi Sapin II s'éternisent mais l'OP anticipe déjà son arrivée, qui est annoncée pour la fin de l'année 2016. Parmi les points de négociations :
• La gestion partenariale des volumes, prévoyant une variation à la hausse ou à la baisse des livraisons en fonction de l'évolution de la conjoncture des marchés laitiers bio. « Nous réfléchissons à l'éventualité d'une future crise aussi, et des outils pour la gérer », explique Jean-Marie Bruyelles ;
• La construction d'un accord-cadre, définissant les bases d'une nouvelle contractualisation équilibrée entre l'OP, les producteurs et Lactalis ;
• La recherche de qualité ;
• La définition d'un prix bio équitable tenant compte notamment de l'évolution des prix de revient et de l'évolution de la conjoncture des marchés. « L'objectif est de trouver une formule assez simple pour que tous les producteurs sachent la calculer eux-mêmes afin de pouvoir avoir une visibilité sur l'avenir », détaille le secrétaire de l'OP.
Cette OP transversale est également en discussion avec les cinq autres laiteries auxquelles ses producteurs livrent : Danone, Montsûrs, Saint-Père, Sill, Triballat.
M.B.
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