Le groupe indique dans un communiqué que « cinq organisations de producteurs ont signé un accord, soit 2 000 éleveurs ». L'objectif « est de mettre en place un filet de sécurité pour amortir les fluctuations du prix du lait et ainsi assurer, dans la durée, une meilleure visibilité aux producteurs », indique Danone.
« Nous sommes sur un marché (des produits laitiers) ultra frais baissier depuis quatre ans. Notre approche est responsable. Il ne s'agit pas de baisser significativement nos volumes mais d'ajuster au plus près des besoins des usines », ajoute-t-il.
Le calcul du prix du lait est basé sur des facteurs historiques d'une part et des indicateurs de marché (le beurre et la poudre) d'autre part. Danone a commencé à introduire depuis octobre dans ce calcul les coûts de production des éleveurs afin d'amoindrir l'effet de la volatilité des prix, ce qui a permis selon lui « de revaloriser le prix du lait de 5 % dans un contexte de marché du lait baissier ».Un engagement sur trois ans
Danone s'engage maintenant « à définir une nouvelle formule de prix intégrant les coûts de production, en concertation avec chacune des parties pour être au plus près des spécificités locales ». Il augmentera progressivement la part des indicateurs des coûts de production dans le calcul du prix du lait et « s'engagera pour une durée de 3 ans », assure-t-il. Pour définir « en commun » ces indicateurs avec les organisations de producteurs, le groupe propose de travailler sur la base d'études réalisées avec un intervenant indépendant.
Les producteurs laitiers traversent une grave crise due à une chute des marchés mondiaux qui ont amené les prix du lait français en dessous du coût de production des éleveurs. Intégrer ces coûts dans le prix peut leur permettre à court terme de ne plus perdre d'argent. Et si les cours repartaient à la hausse, cela permettrait à Danone de ne pas voir ses coûts d'approvisionnement exploser.AFP
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?