« Depuis plusieurs mois, nous demandons au groupe Lactalis de prendre en compte les coûts de production de ses fournisseurs dans l'élaboration du prix du lait », rappelle l'Organisation des producteurs Normandie centre (OPNC) dans un communiqué daté du 4 août 2016. Cette proposition, Lactalis les refuserait.
« Il faudra donc en passer par la loi », prévient l'OPNC. Voilà pourquoi l'OPNC dit avoir travaillé pour que soient introduites dans le projet de loi Sapin II des dispositions en faveur de la filière laitière. Son but : « que demain, les OP (organisation de producteurs) puissent enfin jouer leur rôle » dans la négociation avec l'entreprise d'un « prix pour un volume donné ».
Pas de vente à perte
L'OPNC s'interroge sur l'avenir des producteurs laitiers livrant à Lactalis, allant jusqu'à prédire la disparition d'une grande partie d'entre eux avant la fin de l'année. « Est-ce que le groupe Lactalis accepterait de signer un contrat avec la distribution qui l'obligerait à vendre à perte ses produits ? interroge l'OPNC. La réponse à cette question est bien sûr non ; pourtant c'est ce que le groupe Lactalis inflige à l'ensemble de ses fournisseurs. »
Selon l'OP, en août, le prix de base des fournisseurs de Lactalis en Basse-Normandie est de 252,94 €/1.000 l, tandis que les autres laiteries de la région payeraient entre 270 et 310 €/1.000 l.
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026
L'UE promet de mieux contrôler ses importations agricoles