grand reporter
La France a tous les atouts pour faire du lait. Mais elle est le seul pays européen où le revenu des producteurs n’a pas progressé depuis la fin des quotas.
Même si elles grandissent très vite, les fermes françaises restent de type familial, autonomes pour l’alimentation des animaux. Un modèle plébiscité par la société, mais qui ne l’encourage que par des mots. Surcharge de travail et difficultés économiques font partie du quotidien de bien des éleveurs. Les installations sont en baisse, le dynamisme s’essouffle.
Derrière ces constats peu glorieux se trouve le manque de vision des responsables de la filière face à l’enjeu de la fin des quotas. Les politiques saupoudrent les aides sous la pression du syndicalisme, les entreprises privées verrouillent la collecte, les coopératives peinent à développer l’export et à accompagner la volonté de croissance de leurs adhérents. Contrairement aux concurrents d’Europe du Nord, la France n’a pas su faire bloc derrière un projet de filière pour saisir les opportunités de l’après-quotas.
Le plan de filière issu des EGA n’est pas à la hauteur des enjeux. Sans ambition sur les volumes, il arrive cinq ans trop tard et mise d’abord sur « l’excellence française » qui n’a qu’un écho limité à l’étranger. Là où s’écoulent 40 % du lait tricolore. Le découragement guette et si la filière n’en prend pas conscience rapidement, elle va vers le déclin. Un vrai gâchis tant la passion reste le ressort des éleveurs.
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