journaliste
C ’est un crève-cœur d’entendre ces associations abolitionnistes de type L214 tirer à boulets rouges sur l’élevage. Se lever le matin pour traire ses vaches, les nourrir, bien les loger, tout cela a un sens qui leur échappe. Faire fi de ce travail au quotidien au milieu des animaux est une forme de violence que vous, éleveurs, pouvez ressentir. Certains réagissent et font entendre leur voix. Ils ouvrent leur ferme, prennent la parole sur Tweeter et YouTube. Ils racontent le plaisir de votre métier et parfois poussent des coups de gueule.
La bonne nouvelle est que les attentes des ONG, en dehors des abolitionnistes, sur le bien-être des vaches laitières, sont proches de ce que vous vivez. C’est ce qui ressort des grilles d’évaluation que la filière construit avec les welfaristes (lire p. 10 et 12). Voyons plutôt le côté positif. Elles incitent à porter un regard neuf sur ses façons de faire. Sans doute, face aux vidéos chocs dans les abattoirs qui jettent le discrédit sur toute la filière, faudra-t-il aller jusqu’à se préoccuper des conditions d’abattage des animaux.
Les éleveurs ne peuvent pas porter toutes les contradictions de la société et des politiciens. En faisant le choix du marché mondial, l’Europe et la France orientent la production vers un mode intensif, jugé compétitif mais utilisateur d’intrants. Les conso-citoyens, eux, veulent moins de pesticides et plus de protéines végétales dans leur alimentation. Difficile de tout satisfaire. On le sait, les prairies assurent la baisse des « phytos ». Ce serait un comble qu’elles jouent moins ce rôle si l’élevage reculait sous la pression des abolitionnistes.
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