grand reporter
En lançant les États généraux de l’alimentation, le président de la République a affiché sa volonté de ne plus accepter pour les éleveurs un revenu indécent. Il a poussé les familles des filières à se parler de nouveau, et les a obligées à définir un plan fixant un cap et des objectifs partagés. Le projet de loi en discussion vise, entre autres, à renverser le mode de construction des prix agricoles pour partir des coûts de production. Dans le même temps, les attentes sociétales s’expriment avec une insistance nouvelle et se concentrent sur les modes de production que seuls les éleveurs peuvent garantir.
T ous les voyants semblent donc au vert pour parvenir, enfin, à une sécurisation des revenus par le prix. Et après deux ans de crise, les attentes sont énormes.
Oui mais… Tous ces éléments auront-ils raison des règles économiques qui ont conduit à la situation actuelle ? Les consommateurs et la loi peuvent-ils pousser la distribution à accepter un autre rapport dans les négociations commerciales ? La prise en compte du coût de production est-elle tenable sur un marché ouvert ? On aimerait y croire. Parce que la demande de revenu des éleveurs est légitime. Parce que l’attractivité de leur métier et le renouvellement des générations en dépendent.
Pour réussir, il faudra beaucoup de combativité chez les représentants des producteurs et un sens inédit des responsabilités chez les transformateurs et les distributeurs.
Croisons les doigts.
Mais ne soyons pas naïfs.
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