En matière d’investissements, le juste prix est celui qui permet une vraie rentabilité
La situation financière des éleveurs danois, plombée par un endettement démesuré, reste catastrophique et personne ne voit la sortie du tunnel. Cela doit interpeller leurs collègues français, notamment les investisseurs.
Car ces éleveurs qui ont cru trouver leur salut dans le développement et la technologie ne cessent de s’appauvrir depuis dix ans. Les actifs atteignent des niveaux élevés, mais les dettes augmentent encore plus vite et les capitaux propres dégringolent.
Si cette situation est caricaturale au Danemark où le mouvement d’investissement a été massif, elle se retrouve dans l’ensemble des pays laitiers. De l’Australie à l’Europe, dans le secteur laitier, il existe très souvent un décalage entre le capital investi et la capacité de remboursement. En moyenne, la rentabilité n’est pas à la hauteur des investissements réalisés.
Le prix du lait se fixe sur le marché. Il dépend de ce que le client est prêt à payer, et c’est tout. Sauf exception, il ne tient aucun compte des coûts de production. C’est la faille des productions agricoles et on ne peut que le regretter. Ceux qui espèrent changer cette donne se voilent la face.
Il appartient à chaque éleveur de se saisir des éléments qu’il maîtrise, à savoir la conduite technique et la gestion financière. Les investissements doivent impérativement être au service de la rentabilité, ce qui ne les empêche pas d’améliorer aussi les conditions de travail.
Avis à tous les jeunes agriculteurs qui rêvent de robots !
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »