Des points de convergence existent entre les différentes mouvances, même si chacun tient à ses particularités.
Belle initiative de la Confédération Paysanne : elle a organisé un colloque ouvert à tous les syndicats, le 29 novembre à Fougères (Ille-et-Vilaine), et tous ont répondu à l'appel. Il s'agissait de débattre de l'avenir de la filière. La Fnil, la FNCL et le ministère étaient également représentés.
Le débat a failli déraper sous l'impulsion de quelques éleveurs très remontés contre les coopératives. Ces réactions témoignent du refus de certains d'admettre le contexte libéral dans lequel ils doivent vivre. La disparition des remparts sécuritaires que représentent les quotas et la régulation européenne fait peur. Et force est de constater que les responsables syndicaux comme le ministère entretiennent encore l'illusion sur un certain maintien de ces outils. Dans sa conclusion, le responsable laitier de la Confédération Paysanne, Gérard Durant, a laissé entendre que les quotas pourraient survivre à 2015.
Rouyer (Cniel) avait clairement montré les perspectives de marchés à l'international. Le contexte économique est favorable et si la filière s'y prépare judicieusement, les éleveurs devraient en tirer profit. Le repli sur le marché français serait suicidaire alors que le pays importe l'équivalent de 20 % de sa collecte mais en exporte 40 %.
Pas d'avancée tangible
L'animateur a su calmer le débat et chacun a pu s'exprimer, laissant apparaître des points de convergence. Parmi eux, le souci de préserver un minimum de régulation des volumes tout en continuant à faire de l'aménagement du territoire avec le lait. Les inquiétudes se cristallisent autour du poids que pourront prendre les éleveurs dans la future organisation de la filière. Ce colloque a montré qu'un dialogue serein entre responsables syndicaux est possible. Même s'il n'a débouché sur aucune avancée concrète.
PASCALE LE CANN
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