À travers ses « journées énergisantes », le BTPL a voulu apporter sa pierre à l'édifice pour contrer le doute qui court dans les campagnes laitières.
Récoltes de céréales 2013 voire 2014 déjà vendues, flambée du prix du tourteau, prix du lait en deçà du standard régional depuis des mois dans certaines entreprises, annonce d'un prix rogné fin 2012 chez Sodiaal et Lactalis… L'ambiance laitière plombée commence à faire des ravages. Qui n'a pas entendu parler, ces derniers temps, d'un voisin qui arrêtait ou y songeait ?
Pour autant, il y a de vraies raisons d'y croire pour le Bureau technique de promotion laitière, réseau de conseil indépendant. Et cela vaut aussi dans les zones de polyculture-élevage, comme la Lorraine très exposée à ce risque de voir le lait reculer. Le BTPL a judicieusement choisi d'y organiser deux journées dites « énergisantes ». Elles ont rassemblé 300 éleveurs de toute la France. Objectif à travers des présentations en amphi, des ateliers en petits groupes et des visites d'exploitations : contrer la morosité ambiante. Les congressistes se sont notamment reboostés avec les résultats d'une enquête menée pour l'occasion auprès de 300 élevages BTPL.
Des progrès à faire pour rendre le métier attractif
90 % jugent leur situation économique moyenne à bonne en 2012, avec une amélioration attendue d'ici à 2017. Ils envisagent d'accroître leur troupeau, de 10 à 17 VL selon les régions, en investissant. Mais des progrès restent à faire pour rendre le métier attractif : 35 à 45 % sont « satisfaits à très satisfaits » du travail d'astreinte et de saison. Moins de 40 % se disent « satisfaits de leur équilibre vie privée/ vie professionnelle », mais près de 30 % « moyennement » et 34 % « pas ou peu ». Pour le BTPL, deux axes pourraient être travaillés : le salariat, trop peu mis en avant pour résoudre les problèmes de main-d'oeuvre ; travailler la motivation en accompagnant les éleveurs dans la définition de leur projet personnel. Le BTPL a des ingénieurs pour cela.
JEAN-MICHEL VOCORET.
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