Le travail de fourmi des créateurs d'OP pourrait enfin porter ses fruits en décembre.
Le grand chantier de la mise en place des organisations de producteurs (OP) pourrait connaître ses premiers succès lors de la prochaine réunion du comité d'agrément, prévue le 11 décembre. Après avoir demandé davantage de clarté sur les liens entre les futures OP et le syndicalisme, l'administration a finalement transmis une convention-type régissant les relations entre l'organisation qui met un salarié à disposition et l'OP qui en bénéficie. Ceci a permis aux associations demandant l'agrément OP de se mettre pleinement en conformité avec les exigences de l'administration.
D'où un certain optimisme dans l'attente du prochain comité. L'enjeu est d'aboutir à un fonctionnement transparent. Car les OP ont l'obligation de se donner les moyens d'assumer leurs fonctions, ce qui suppose le recours à un salarié. Mais un poste à plein-temps ne se justifie pas, et entraîne la nécessité d'une mise à disposition d'une personne à temps partiel par une autre organisation.
Au moins quatre associations pourraient aboutir en décembre : l'APLBL (association des producteurs bretons livrant à Lactalis), une chez Bel, une autre à la laiterie Rolland (Finistère) et la dernière à l'UPLV (Vosges).
Le France Milk Board aussi
De son côté, le FMB avance pour créer des OP par bassin laitier. Cinq associations ont vu le jour dans ce but. Celle du grand Ouest pourrait demander son agrément en décembre. À condition qu'elle parvienne à justifier d'un nombre suffisant de membres.
La suppression des outils de gestion publique des quotas a rendu l'agrément des organisations de producteurs encore plus urgent. Car, en attendant, les producteurs n'ont aucune légitimité pour négocier avec les laiteries. Si cette situation n'enlève rien au dialogue chez certains, Bongrain par exemple, il en va différemment chez d'autres, tels que Lactalis.
PASCALE LE CANN
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