Nous avons tenté l'expérience de questions ciblées sur la filière lait auprès des principaux candidats à la présidentielle. Leurs réponses nous ont laissés sur notre faim. Plusieurs continuent de laisser penser que toute la politique agricole se décide encore à Paris.
LE SALON DE L'AGRICULTURE A, SANS SURPRISE, été l'occasion de voir la plupart des candidats à la présidentielle « tâter le cul des vaches » pour la photo dans les journaux ou l'image à la télévision. Mais il n'a pas été beaucoup l'occasion de parler des vraies questions de fond pour l'agriculture.
Encore moins pour la filière du lait. Nous avons provoqué l'expérience en les interrogeant directement ou via leur porte parole attitré pour les questions agricoles. Bruno Le Maire, en l'occurrence pour le président sortant. Leurs réponses vous sont restituées dans l'ordre d'un sondage Ifop, réalisé avant le Sia auprès des agriculteurs. Il créditait Nicolas Sarkozy de 40 % d'intentions de votes favorables, loin devant Marine Le Pen (17 %) et François Bayrou (16 %). Suivaient François Hollande à 14 %, Jean-Luc Mélenchon à 4 % et Eva Joly à 3 %. Ces réponses souvent évasives nous ont laissés sur notre faim.
D'autres nous apparaissent peu réalistes dans un contexte européen. La plupart des candidats semble avoir oublié que la politique agricole ne se décide plus à Paris, mais entre vingt-sept États membres, le Parlement européen et la Commission. Décevant, aucun n'aborde le combat politique à venir pour défendre les valeurs de l'agriculture française face à celle des ultralibéraux.
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