Le congrès de la FNPL, à Cherbourg, s’est largement appuyé sur la stratégie de la filière laitière : France Terre de Lait. « Avec l’ambition de répondre aux enjeux sociétaux tout en faisant de la rémunération des producteurs une priorité. » Il est évident que les demandes sociétales s’imposeront aux éleveurs, ne serait-ce que dans la future PAC qui s’annonce déjà très environnementaliste – jusqu’à l’excès, peut-être. La FNPL espère que ce projet vertueux de France Terre de Lait puisse être une force de proposition à Bruxelles. Quant au retour de la valeur vers le producteur, les syndicalistes reconnaissent qu’il avance, même si le rythme leur paraît trop lent. Les EGA, puis la loi Égalim, ont généré des changements. Ainsi, en 2019, le prix des produits laitiers à la consommation a progressé de 2,7 %, quand les autres produits alimentaires n’augmentaient que de 0,4 %.
Le prix du lait aux producteurs a aussi connu une hausse significative, mais variable selon les entreprises. « Cette loi Égalim, il faut qu’elle dure dans le temps pour aller beaucoup plus loin. Car nos engagements sur l’environnement et le bien-être animal nécessitent une ambition économique durable », insiste Thierry Roquefeuil, président de la FNPL. Il reconnaît aussi que les relations se sont apaisées entre les acteurs de la filière. « L’indicateur de coût de production, calculé par le Cniel et validé par Bruxelles, a été une avancée importante. Et je félicite les entreprises et les OP qui l’ont pris en compte. » Des compliments dont les coopératives étaient exclues. Car elles se refusent toujours à définir leur prix du lait à partir d’un coût de production. « C’est pourtant la loi qui l’impose », a insisté Thierry Roquefeuil.
Dominique Gremy
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