Le syndicat Coop de France Métiers du lait (ex-FNCL), qui fédère près de 40 groupes coopératifs et collecte 55 % du lait français, relève « des signes encourageants pour la création de valeur ». Son observatoire montre qu’en 2018, le prix moyen payé aux associés coopérateurs a été de 334 €/1 000 l (toutes qualités et primes confondues), dont 3 € correspondant au montant total des ristournes. La rémunération des parts sociales correspond à 10 M€. L’année 2019 devrait voir une hausse modeste de ce prix du lait, sous l’effet partagé des indices de marché et des premiers retours de la loi Égalim. De l’aveu du président de Coop de France, Damien Lacombe, il y a eu, en février dernier, des accords sur les marques d’entreprise qui ont permis de passer des hausses. La suite a été plus difficile à négocier, notamment sur les marques de distributeur (MDD). Un enjeu majeur pour les coopératives laitières françaises, qui réalisent 41 % de leur chiffre d’affaires avec la grande distribution mais présentent peu de marques : 37 % du CA se construit uniquement avec les MDD.
Une montée en puissance attendue
« Les coopératives veulent absolument jouer le jeu des EGA et attendent une montée en puissance pour cette deuxième année d’application de la loi. Dans ce but, nos entreprises afficheront toute la transparence nécessaire sur ce que nous avons obtenu, pour pouvoir repartir d’un bon pied et aboutir à des négociations responsables en 2020 », affirme Damien Lacombe, qui souhaite aussi que l’enquête parlementaire sur la loi Égalim se solde par des propositions. Coop de France assure que l’entrée des GMS à l’interprofession est plutôt une bonne chose pour traiter de ces sujets hors du cadre de la négociation. Interrogé sur l’ordonnance d’avril dernier, relative à la coopération qui recadre le fonctionnement des coops, notamment dans la transparence de la construction du prix du lait, le président se montre plus évasif. Le sujet est sensible, et l’application n’arrivera que le 24 juin prochain.
D’ici là, on préfère parler d’ouverture, de transparence et d’évaluation de la gouvernance des coopératives. « Car l’attractivité du métier et le renouvellement des générations sont un enjeu majeur pour notre avenir. »
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