Dans les débats sur la révision du cahier des charges du comté, la Confédération Paysanne défend une position claire et sans concession face aux risques de dérives que sont l’agrandissement galopant des exploitations et le développement de l’affouragement en vert. Il est vrai que dans ses rangs, ces deux sujets ne font pas débat.
C’est loin d’être le cas chez les JA ou dans les FDSEA, avec des responsables ennuyés pour trancher ouvertement, au risque de déplaire à une partie de leur base. Alors que le Comité interprofessionnel de gestion du comté (CIGC) vient d’arrêter quelques positions de compromis à compléter, la Confédération Paysanne veut faire entendre sa voix.
Interdire le maïs en vert
Sur la taille des exploitations qui sera limitée, elle estime que le plafond pour 1 UMO doit être de 200 000 litres, avec une dégressivité pour chaque actif en plus et une taille maximale de 820 000 litres pour 5 UMO(1).
Là où le CIGC acte un seuil d’au moins 50 ares pâturables par vache laitière autour du point de traite, le syndicat continue de défendre 70 ares accessibles/VL dans un rayon de 2 km.
Sur l’affouragement, enfin, qui sera interdit avant le 1er juin et limité à 75 jours, avec des périodes de 15 jours au minimum, la Confédération veut aussi aller plus loin : il faut interdire le maïs affouragé en vert. Au-delà de l’image négative pour le comté, elle estime qu’il existe des alternatives, de surcroît moins coûteuses, par exemple le mélange avoine-vesce-trèfle incarnat.
(1) 82 % des 2 700 fermes à comté produisent moins de 500 000 l.
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