Vent d’optimisme sur l’AOP camembert de Normandie. Elle fait un bond de 10,7 %, alors que le volume des pâtes molles recule de 3,7 % en 2016. Les années précédentes balançaient entre légères baisses et hausses. « 2017 est sur la même tendance », se réjouit Benoît Duval, président de l’Union des producteurs AOP bas-normands (540 producteurs pour 232 millions de litres). Partenariat avec le site web Marmiton, animations culinaires, compte Facebook, etc., la communication entreprise depuis plusieurs années par leur filière sur le fromage, mais aussi sur ses cousins pont-l’évêque, livarot et neufchâtel, porte ses fruits. Depuis le 1er mai, la pleine application du cahier des charges avec au moins 50 % de vaches normandes dans les troupeaux est un atout de plus à faire valoir auprès du consommateur. Dans les faits, cela va bien au-delà. Les 110 Ml collectés pour le camembert sont à 75 % de normandes.
Le zéro OGM sur la table
Avec les pont-l’évêque et livarot, l’AOP veut aller de l’avant. Une réflexion s’ouvre sur un éventuel renforcement du cahier des charges. « Les aliments non OGM et l’encadrement de la traite robotisée font partie des sujets sur la table. »
Si le cahier des charges peut paraître contraignant, il protège aussi de la crise par un lait mieux payé (prime et prix de base sécurisé). À l’approche de l’échéance du 1er mai pour la race, la filière avait prévu 10 % de collecte en moins en 2016. Les producteurs qui veulent la quitter ont différé leur décision. Elle s’est maintenue à 232 Ml.
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