La loi sapin II a imposé d’intégrer les coûts de production des éleveurs dans les modalités de calcul du prix du lait. Mais sur le terrain, les avis divergent entre producteurs et laiteries sur la façon d’en tenir compte. Témoin, les débats intervenus sur le sujet à l’issue de l’assemblée générale de FMB Grand Ouest, le 2 mars, à Gosné (Ille-et-Vilaine). Alors que son coprésident, Emmanuel Binois, s’est réjoui de l’incorporation de ce type d’indicateur dans la formule de calcul du prix du lait, Christophe Barayre, le représentant de Lactalis a précisé « qu’il n’y aura pas d’indexation des prix sur les coûts de production. Cela n’existe pas en économie libérale et irait à l’encontre du droit de la concurrence ». Position étonnante qui interroge lorsque l’on sait que Danone et certaines de ses OP ont réussi à avancer sur différentes formules intégrant le coût de production. Au sein de l’OP du Centre-Est, le prix de base A dépend à 100 % de coûts de production. Les adhérents de l’OP haut-normande peuvent choisir entre deux formules.
Divergences de fond sur leur prise en compte
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