En 1992, mécontents des hausses tarifaires du contrôle laitier de la Manche, dans le sud du département, des éleveurs décidaient de créer un contrôle laitier parallèle non officiel. Pesée du lait, fourniture des TP, TB et urée, comptages cellulaires : le GIE contrôle laitier du bocage est toujours en activité. Il intervient dans 72 élevages et contrôle 34 200 vaches. La motivation de ses éleveurs pour un service à prix avantageux reste intacte.
2,40 € la vache contrôlée
« L'adhésion au GIE s'élève à 8 €/vache. Ils sont restitués au départ de l'adhérent, indique Jacky Lavalley, le président. Le contrôle mensuel de la vache coûte 2,40 €, dont 0,56 € d'analyse réalisée par le Lilano, laboratoire inter-professionnel régional. » Onze contrôles sont réalisés dans l'année. « L'absence de reconnaissance officielle de nos résultats ne nous gêne pas et ne nous pénalise pas non plus, poursuit Jacky Lavalley. Par exemple, nous n'avons pas de difficulté à vendre nos animaux. » Lui utilise un logiciel de suivi de troupeau dans lequel il enregistre, entre autres, le pedigree de ses vaches. « Il faut avoir un esprit assez indépendant pour rentrer dans notre démarche », reconnaît-il.
Le GIE emploie quatre peseuses à mi-temps, chacune en charge d'un groupe de 15 à 20 élevages. Elles réalisent une pesée matin et soir, et déposent les échantillons dans deux laiteries voisines. Ils sont ramassés par le Lilano avec les leurs. « Trois de nos quatre groupes peuvent être complétés de quelques adhérents, lance le président. Nous serions même prêts à en commencer un cinquième, à condition d'avoir un minimum de douze exploitations. »
CLAIRE HUE
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Une conduite soignée des génisses pour vêler à 23,1 mois
« Nous réinvestirons dans l’injection, si le jeu en vaut la chandelle »
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
L'UE promet de mieux contrôler ses importations agricoles
Décarbonation : transformer la contrainte en opportunité