Animé par la chambre d'agriculture, un collectif d'éleveurs de Loire-Atlantique se lance dans un projet d'évaluation technique, économique et environnementale de l'agroforesterie. Cette conduite agricole consiste à associer dans une même parcelle arbres et cultures. Il s'agit d'un travail ambitieux et novateur car la plupart des études disponibles sur l'agroforesterie se concentrent sur les grandes cultures. Il y a peu ou pas de références sur les cultures fourragères et les productions animales. Le projet de Loire-Atlantique, soutenu financièrement par la Région, le département et l'Agence de l'eau, a été initié pour trois ans. Il s'appuie sur une dizaine d'exploitations de référence, déjà engagées dans l'agroforesterie, et d'autres à l'étude ou en réflexion. Se joindront plusieurs partenaires : ONF, établissements scolaires, pépiniéristes, laboratoires de recherche, etc. Différents protocoles sont engagés. Sur l'agronomie : évaluer l'effet de l'agroforesterie sur la qualité des sols (physique, chimique, biologique) ; sur les productions végétales : quels impacts sur les cultures et les prairies (rendements, maladies, adventices, mécanisation) ; sur les productions animales : volailles et bovins (organisation du pâturage, bien-être animal, etc.). Les incidences environnementales seront aussi évaluées, notamment la biodiversité et le rôle de la faune auxiliaire. Il y aurait en France entre 5 000 et 8 000 ha exploités en agroforesterie et un peu moins de 200 ha en Loire-Atlantique, en grande majorité des éleveurs de bovins ou de volailles.
DOMINIQUE GRÉMY
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