«Nous avons connu un été extrêmement sec dans notre commune, alors qu’à 5 km de chez nous, de très gros orages ont gêné la moisson et la récolte de paille. Conséquence : nous manquons de fourrage en ce début d’automne. Nous distribuons du foin aux génisses qui sont dans les parcs et les laitières reçoivent presque leur ration hivernale. Nous avions fait des stocks assez importants au printemps et il y a un peu de reports de l’an dernier, mais ce ne sera pas trop pour tenir jusqu’au printemps. Je m’inquiète aussi de la qualité du foin récolté cette année. Pour doper la ration en énergie, nous prévoyons, comme il y a deux ans, d’acheter du maïs grain en direct chez un producteur du département. Le prix ne sera certainement pas celui de 2016 (155 €/t). Je table plutôt entre 180 et 190 €/t. Quoi qu’il en soit, il sera plus difficile de faire du lait cet hiver. Le point positif est que le prix du lait est un peu plus élevé que l’an dernier. Si le manque de fourrage est généralisé en Europe, nous pouvons espérer que les prix se maintiennent jusqu’au printemps. »
« Moins de fourrages, moins de lait, espérons le prix »
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?