Pour la troisième fois en quatre ans, l’été a été très difficile dans notre secteur, à Chanay, au-dessous de Bellegarde, à la limite de l’Ain et de la Haute-Savoie. Après un hiver et un printemps très humides, nous sommes passés en quinze jours au très sec. Les grosses chaleurs et la bise ont bétonné les sols. Même les forêts rougissent. Avec les 60 mm de pluie tombés le 17 août, les prairies reverdissent. Nous allons ressortir les laitières. Depuis mi-juillet, elles sont nourries avec du maïs en vert, du foin et de la luzerne. Heureusement que nous avons l’alpage pour les génisses. Pour alimenter le troupeau cet hiver, il faudra de nouveau acheter du fourrage, hors zone de production IGP cette fois. Cette année, il fait sec partout dans les départements savoyards. Trouver du regain dans la région va être compliqué. L’assurance prairies, souscrite auprès de Groupama en 2016, devrait nous aider à payer une partie du surcoût. L’an passé, elle avait déjà fonctionné. Alors que les pluies se concentrent désormais sur l’hiver (en cinq mois, on a eu 1 200 mm), adapter notre système herbe au changement climatique devient indispensable. Nous y réfléchissons. Dans ce contexte difficile, nous pouvons compter heureusement sur un prix du lait IGP stable depuis deux ans (444 € les 1 000 litres en 2017). La maîtrise collective de la production de lait IGP tomme, emmental et raclette de Savoie a payé. Les contraintes de nos cahiers des charges sont rémunérées. »
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