Pour les éleveurs allemands, la préoccupation majeure est la météo. Nous avons des excédents de pluie très importants depuis quelques mois. Ici, on frise les 1 000 mm en 2017 contre 700 en moyenne. Certains n’ont pas pu terminer leurs récoltes (pommes de terre) ou leurs semis (céréales). En élevage, le problème vient surtout de l’impossibilité d’épandre le lisier. On attend tous un temps froid et sec qui nous permettrait enfin de vider les fosses. Mais pour le moment, on ne peut pas entrer dans les champs. Certains demandent des autorisations pour construire des capacités de stockage supplémentaires. Mais ils s’exposent alors à des contrôles stricts (cheptel, surface, capacité de stockage). Sinon, il faut exporter le lisier, ce qui coûte entre 15 et 20 €/m3. Je m’en sors grâce à la séparation de phase. Cela réduit les volumes à épandre.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins