«Après deux ans passés en NouvelleZélande, notre fille Susannah et son mari, Adam, nous rejoignent sur la ferme. C’est l’événement de l’année ! Nous l’avions anticipé. En septembre, lorsque la responsable du troupeau est partie, nous ne l’avons pas remplacée. Nous avons travaillé dur depuis huit mois, mais c’était difficile de trouver quelqu’un de compétent pour une période courte. Et avec un prix du lait très bas, nous voulions faire des économies.
Un salarié est parti en avril pour deux ans au Canada et un autre va partir en juillet. Au sein des pays du Commonwealth, il y a beaucoup d’échanges de ce type. Susannah et Adam occuperont l’une des maisons que nous avons pour les salariés. En prévision de leur arrivée, nous avons aussi acheté 44 génisses aux Pays-Bas. Le bâtiment va être plein. Les vêlages sont groupés sur juin et nous allons repartir sur trois traites par jour ensuite. Nous espérons un meilleur prix du lait d’ici là. Il faudra recruter deux salariés, l’un pour l’été et l’autre sur une durée plus longue. Notre droit du travail est souple sur les horaires, les employés travaillent jusqu’à 50-55 heures par semaine. Cette souplesse est très appréciable. Gérer des salariés ici est facile. Travailler avec des employés est une opportunité plus qu’une difficulté.
La ferme offre donc du travail et du revenu potentiel pour le jeune couple. Mais évidemment, il n’existe aucune aide de l’État pour leur installation. On va travailler avec un conseiller pour faciliter leur intégration et s’assurer qu’ils trouvent leur place avec nous. »
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