Le printemps 2014 a autorisé dans toutes les régions des semis de maïs précoces. Même la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais ont réalisé des implantations courant avril. Dans la plupart des régions, c'était le bon créneau avant que les pluies de mai ne gênent les travaux. Sauf peut-être dans l'Est où des semis en terres argileuses ont pu donner des levées hétérogènes. Ces régions ont connu aussi quelques coups de gel. Mais globalement, les semis 2014, qui se sont terminés en général au 15 mai, sont de bon augure, rien à voir avec les conditions froides et humides du printemps 2013. Du côté des ravageurs, les techniciens interrogés fin mai ne signalaient pas de dégâts importants liés aux taupins. Des attaques de limaces, dans des sols motteux ou en présence de résidus de végétaux en surface, ont été signalées dans plusieurs parcelles. Mais c'est davantage la mouche des semis qui a posé des problèmes, surtout sur la façade ouest. En cause, des retournements de couverts végétaux trop tardifs qui créent de la matière organique fraîche en décomposition, favorable aux mouches.
Faim d'azote dès 6-7 feuilles
En Bretagne aussi, on signale des destructions tardives ou insuffisamment broyés de couverts assez ligneux qui, en se minéralisant, mobiliseront l'azote du sol au détriment du maïs. Cette faim d'azote pourrait se remarquer dès le stade 6-7 feuilles. Le message d'Arvalis est de détruire les couverts deux mois avant le semis. L'autre risque de l'année 2014 est lié à des reprises de sols qui ont été parfois forcées, au risque de gêner le développement du système racinaire du maïs.
DOMINIQUE GRÉMY
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