Les agriculteurs de notre pays vont beaucoup perdre avec le Brexit. Nous ne représentons que 2 % de la population active et il n’existe même pas de ministère de l’Agriculture ici. Le combat pour remplacer les aides Pac par des aides nationales est perdu d’avance. Notre unique syndicat tente de négocier des aides sous conditions. Pour que les citoyens, citadins à 80 %, acceptent que leurs impôts aident l’agriculture, ils imposeront de nouvelles règles environnementales ou autres. Sur notre ferme, les aides européennes pèsent 3 % du revenu. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas simple de les remplacer. À l’avenir, nous en aurons moins avec plus de contraintes. Il y a quand même un point positif : le Royaume-Uni ne produit que 77 % du lait qu’il consomme. Nous aurons donc peut-être une marge de développement pour notre marché. »
« L’État ne nous aidera jamais autant que l’UE »
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