Le 3 mars, lors de l'assemblée générale du GDS du Rhône, la parole a été donnée à cinq éleveurs, pas sur des problématiques sanitaires, mais sur leurs motivations personnelles : qu'est-ce qui vous rend heureux dans ce métier malgré la volatilité des prix, les aléas climatiques ou sanitaires ? Une initiative inhabituelle dont l'idée revient à Gilles Murigneux, éleveur laitier dans les monts du Lyonnais (Rhône), et président du GDS. « Dans une ambiance plus que morose, il faut oser sortir du champ technique pour aller vers l'humain, explique-t-il. Se retourner sur les fondamentaux du métier peut aider à retrouver du sens à notre quotidien et à surmonter cette crise. Quand un élevage tourne bien, c'est parce que son patron est bien dans ses bottes. » D'âges et de parcours différents, ces derniers ont parlé du plaisir de faire naître et de traire ses vaches, du souhait de poursuivre le travail de sélection engagé par les générations précédentes, de la richesse du métier, de l'intérêt d'exercer en couple ou en collectif, de la joie de travailler en extérieur. Ils ont aussi mis en avant la satisfaction d'être son propre patron, de développer son entreprise et de la transmettre dans de bonnes conditions. « Avoir des passions en dehors du métier aide à se vider la tête, a souligné l'un deux. Avoir des amis dans ou en dehors du milieu favorise la prise de distance. Les non-agriculteurs ont eux aussi leurs soucis. » L'initiative du GDS a été perçue positivement, comme en témoignait la qualité de l'écoute dans la salle, à une heure pourtant tardive.
ANNE BRÉHIER
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