L’hiver a commencé tôt cette année. Depuis début août, faute d’herbe, j’alimente les animaux dans les prés en ration hivernale. Travail inhabituel à cette période, j’ai dû poser des clôtures électriques pour empêcher les animaux d’avoir accès à toute la pâture, afin de ne pas la dégrader. Ça ne m’était jamais arrivé. La baisse d’effectif et la modification de mon assolement devraient m’assurer d’avoir assez de stocks pour subvenir aux besoins de mon cheptel. La paille est aussi devenue une denrée très recherchée et du coup, les prix se sont envolés. Elle s’achète 70 €/t, à prendre en bout de champ… C’est 40 % plus cher que l’an dernier. Je suis inquiet car on se demande où on va. Mais ce qui me paraît certain, c’est que le prix de vente de nos produits lait ou viande n’ira pas dans le même sens que celui de nos charges, qui grimpent.
« Huit mois d’alimentation hivernale, ça va faire long »
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