Ça y est, je suis résigné. D’après ma laiterie, il faut y croire : “Demain sera meilleur”. Éternel leitmotiv. Elle nous fait toujours miroiter une amélioration mais on l’attend en vain. Certes, nos acheteurs de lait ne maîtrisent pas tout. Hier, c’était à cause de nos ex-amis chinois, aujourd’hui c’est la Covid-19 et demain, sans doute, le Brexit. Au-delà de ce triste constat, je m’interroge aussi sur le consommateur. Il a vite repris ses habitudes au supermarché, oubliant le marché local du samedi matin qui lui donnait pourtant un bon prétexte de sortie conviviale pendant le confinement. Encore une fois, le porte-monnaie prend le pas sur le bon sens et l’éthique. Les attentes du consommateur (et des industriels ou des lobbies) interrogent. Après avoir supprimé les OGM de l’alimentation de nos vaches, il nous faut maintenant justifier de leur bien-être. Mais quid d’un prix du lait qui tienne compte de nos efforts et, accessoirement, du bien-être de l’éleveur ? Demain sera peut-être meilleur, mais pour qui ? »
« C’est pour demain ! »
Article réservé aux abonnés.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Quelques recommandations pour bien loger ses veaux laitiers
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?